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 1850 : Article premier. La forme du gouvernement est monarchique. Le pouvoir royal est héréditaire | pv : Féroé (Terminé)

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THE KING IN THE NORTH
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MessageSujet: 1850 : Article premier. La forme du gouvernement est monarchique. Le pouvoir royal est héréditaire | pv : Féroé (Terminé)   Lun 10 Mar - 13:39


§1. Regjeringsformen er indskrænket-monarkisk. Kongemagten er arvelig.

 
La pulpe de ses doigts martelait d’un air nonchalant son bureau.
 
En retard.
Ces deux seuls mots sonnaient aux oreilles de Danemark comme le son strident d’une craie à plat sur un tableau noir d’école.
 
Tlac – Tlac – Tlac – Tlac – Tlac
 
Il consulta sa montre à gousset. Deux minutes. Il avait deux minutes de retard. C’était déjà beaucoup trop. Le danois n’était pas du genre patient, c’était dans son sang et ce qu’il ne supportait pas par-dessus tout, c’était le retard de ses vassaux à un rendez-vous plus qu’important pour eux. Il voulait les voir un par un, chacun son tour : Island, Grønland, Færøerne, Slesvig-Holsten. Dans cet ordre. S’il avait voulu de rangement, c’était parce qu’il voulait s’afférer rapidement aux plus dociles, puis aux plus réfractaires. Les deux derniers allaient rechigner, c’était certain.
 
Mais on ne ronchonnait pas devant le Danemark. Jamais.
 
Si Christian VIII désirait une Constitution, car c’était bien de cela dont il était question, ce fut suite à plusieurs évènements. La politique du Danemark était terriblement ébranlée depuis plusieurs années et ce, à cause d’un nouveau parti qui émerga du monde agricole : le mouvement paysan. Avec la montée en puissance de cette confédération, l’absolutisme royal devînt presque contesté par les deux principaux partis politiques à savoir les Amis des Paysans et les Nationaux-libéraux, et cela, Christian l’avait bien compris. L’année précédente, il avait émis l’idée de redéfinir les systèmes législatif et exécutif, de déléguer une partie de ses pouvoirs décisionnels à un Premier Ministre sur la base de la Seconde République Française. Un régime à deux chambres le Folketing et le Landsting pour assurer aux danois mâles assez riches pour acheter le droit de vote, d’y être éligibles et de représenter son parti et le peuple devant le gouvernement. Le Roi avait insisté pour que les collectivités outre-mer comme l’Islande, le Groenland et les îles Féroé obtiennent elles aussi des sièges dans les deux chambres une fois la Constitution ratifiée par chacun d’eux.
 
Søren avait déjà les signatures de l’Islande (bien qu’il ait un Parlement Consultatif) et du Groenland. Il lui fallait encore Féroé et Schleswig-Holstein mais ce dernier ne paraissait pas vraiment enclin à se soumettre aux lois de Copenhague, poussé par un prussien un peu trop mêle-tout aux yeux du danois. Dans l’immédiat, c’était Féroé qui lui manquait et celui-ci se faisait très fortement désirer (peut-être n’avait-il pas encore digéré la dissolution du Løgting depuis 1816 et qu’il était en retard pour faire de la résistance. Allez savoir).
 
Tlac – Tlac – Tlac – Tlac – Tlac
 
Il commençait à avoir mal aux doigts. Rageusement, il reprit en main sa montre et soupira. Le temps entre les deux fois où il avait regardé l’heure lui avait paru être une éternité mais il ne s’était écoulé qu’une trentaine de secondes. Pourquoi il était si long… S’il voulait que le danois aille le chercher par la peau des fesses, il allait le faire. Danemark se leva d’un bon et marcha d’un pas vif vers la porte de son bureau. Lorsqu’il l’ouvrit brusquement, il fut forcé de constater que Dame Coïncidence avait fait son œuvre et que Freyr était pile derrière le battant de la-dite porte, dans le couloir.
 
»Du er sent, Færøerne.«
Tu es en retard, Féroé.
 
Lui lança-t-il aussi aimablement qu’il pouvait lorsqu’il était passablement énervé.
 
»Komme.«
Viens.
 
Il le laissa entrer dans la pièce, claqua la porte derrière lui et retourna s’asseoir à son bureau. De là, il ne lui proposa pas de prendre un siège, le laissant poireauter jusqu’à ce que Søren juge à son bon plaisir qu’il en avait assez de le voir debout.
 
»Du ved, jeg hader sene mennesker, især når det er for vigtige ting som for eksempel en riges grundlov ?«
Tu sais que je déteste les gens en retard, surtout quand c’est pour quelque chose d’important comme par exemple, une Constitution ?
 
Il fixa son vassal directement dans les yeux, essayant d’y détecter un sentiment de culpabilité ou de défi, peu importait. Puis il continua :
 
»Må jeg spørge, hvorfor ?«
Je peux te demander pourquoi ?

[[HRP : Si tu as besoin de mes sources, demande-moi. :'D]]


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Mouton blanc nordique
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MessageSujet: Re: 1850 : Article premier. La forme du gouvernement est monarchique. Le pouvoir royal est héréditaire | pv : Féroé (Terminé)   Mer 19 Mar - 10:32

C'était dans une angoisse non dissimulée qu'on lui apprit que Danemark voulait le voir, ou plutôt les voir avec Ísland, Grønland et Schleswig-Holstein, et quelque chose lui disait que ce n'était nullement pour boire une bière ou une autre réjouissance dans la même lignée.

Féroé n'avait pas spécialement envie de découvrir quelle nouvelle idée, et surtout future imposition, Søren avait pu trouver. La dissolution du Løgting n'était toujours pas passée, d'autant plus qu'il aurait célébré dans cette décennie ses mille ans d'existence, ça plus grande fierté balayée d'un coup de vent par le Danois qui avait préféré établir sa justice sur l'archipel. Un affront qui ne s'arrêta pas en si bonne marche, ceci aurait été trop beau, il avait fallu que le plus fort des deux contraigne l'autre à faire du danois langue principale.

Et lui que faisait-il contre ça ? Pas grand-chose en réalité, Freyr se laissait marcher sur les pieds sans émettre une vraie protestation à la situation. Il se contentait d'une révolte passive et silencieuse, c'est tout ce qu'il pouvait réellement se permettre et il n'avait aucune envie de prendre les armes pour exposer son point de vue, de son côté il préférait établir une langue écrire féringienne que de mettre le feu aux poudres.

De toute façon il ne s'en sentait nullement capable, il n'avait en rien une âme de révolutionnaire ou de combattant, il n'avait ni le moral ni l'ambition pour. Féroé était encore une nation fragile, d'ailleurs à bien y regarder il n'avait pas grandi depuis un moment et semblait s'être figé à un âge critique humain de dix ans, et quelque chose lui disait que vu les derniers événements avec Danemark ça n'allait pas arranger les choses.

C'était dans cet état d’abattement qu'il s'était tourné vers la seule personne en qui il avait confiance, Gud tout simplement, priant et suppliant que la future confrontation entre les deux se passerait bien. Mais plus l'heure arrivait plus il se sentait fébrile, finissant par se rendre avec découragement vers le bureau de son seigneur, il ne pouvait en aucun cas le voir autrement pour le coup, prêt à entendre quelle nouvelle idée allait lui être soumis de gré ou de force.  

Il arriva près de la porte et leva légèrement la main pour venir frapper à la porte, essayant sans succès de se donner un semblant de courage, et vient s’interrompre bien vite en voyant qu'elle s'ouvrit brusquement sous ses yeux. Son cœur manquait déjà quelques battements en voyant le regard bleu perçant du Danois, n'osant imaginer ce que le reste de l'entretien allait être si au bout d'une fraction de seconde il se sentait déjà mal à l'aise.

Le Nordique sourit légèrement au Danois et prêt à le saluer comme la politesse se devenait, au lieu de ça il se tut bien vite en entendant la remarque désobligeante sur un soi-disant retard. Ça commençait bien. Il avait mis l'autre en colère sans le vouloir, et il valait mieux pour lui qu'il s'écrase gentiment comme à son habitude plutôt que d'essayer de lui dire que non quelques minutes ne pouvaient être considérées comme un retard.

C'est le pas hésitant qu'il pénétra dans le bureau, sursautant au possible quand la porte se referma avec fracas derrière lui et lui annonçait qu'il ne pourrait pas fuir si l'envie lui en prenait. Venant serrer son avant-bras gauche tout en suivant du mieux qu'il pouvait des yeux son suzerain, il n'essaya même pas de s'asseoir tant qu'on ne lui donnerait l'ordre même s'il avait l'impression que ses jambes étaient en équilibre fragile.

Freyr resta interdit à la mention d'une constitution, il savait bien sûr que Danemark en avait adopté une, un an plus tôt, mais il n'avait jamais été question qu'elle s'étendrait à son archipel. Il était face au fait accompli, on ne lui demandait nullement son avis une fois encore à ce qu'il devait comprendre.

« Jeg ... Jeg bad .. Og jeg ikke se den tid der går ... »
[[Je... Je priais.. Et je n'ai pas vu le temps passer...]]

Il prononça de façon peu distincte ces mots sur la cause de son retard, évitant au possible le regard braqué sur lui, encore sous le choc de cette nouvelle. Examinant toutes les possibilités qu'un tel projet danois pourrait avoir sur lui et ses habitants, et toutes aboutissaient au fait d'une sorte d'intégration politique à laquelle il lui serait bien dur de s'en démêler un jour.

Féroé approcha du bureau de Danemark, c'était un lourd coup de massue qu'il venait de se prendre sur la tête quand même, il fallait qu'il réagisse à cette nouvelle bien qu'il sache pertinemment qu'à la moindre vive protestation de sa part l'autre lui en ferait baver et lui apprendrait à rester à sa place.

« En riges grundlov ? Hvorfor jeg ikke var blevet fortalt om det før ...? »
[[ Une Constitution ? Pourquoi on ne m'en a pas parlé avant... ? ]]

Il prit beaucoup sur lui pour soutenir un tant soit peu le regard de Søren, l'angoisse était à son paroxysme de son côté, il savait que ce qu'il allait dire n'allait pas lui plaire.

« Jeg tror ikke ... Jeg tror ikke, det er bedst for mig ... »
[[ Je ne crois pas... Je ne crois pas que ça soit le mieux pour moi... ]]


[[HRP : J'espère que c'est bien ça pour les traductions en danois TvT]]
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THE KING IN THE NORTH
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MessageSujet: Re: 1850 : Article premier. La forme du gouvernement est monarchique. Le pouvoir royal est héréditaire | pv : Féroé (Terminé)   Mar 25 Mar - 17:43

Il regardait le féringien comme s’il allait littéralement le bouffer. Même si c’était un peu ce qu’il était officiellement en train de faire avec son bout de papier, jamais il n’aurait cependant eu l’audace d’essayer de croquer un petit bout juste pour gouter. Il n’était pas cannibale. Ce qu’il aimait c’était le poisson, la viande de porc et surtout les pâtisseries, danoises bien sûr. Mais l’heure n’était pas au thé et aux petits gâteaux comme chez l’ancien vassal anglais.
 
»Jeg ... Jeg bad .. Og jeg ikke se den tid der går ...«
Je... Je priais.. Et je n'ai pas vu le temps passer...
 
La bonne excuse dont le danois tînt rigueur que par un »Jeg bad og jeg ikke se den tid der går« mal imité et moqueur. S’il voulait prier pour le salut de ses îles, il devait avoir compris depuis longtemps que ce n’était pas la religion qui allait le sortir du joug danois. Féroé avait les deux pieds dans la boue et Danemark continuait de lui enfoncer le corps entier dedans, jusqu’à ce qu’il ne soit plus libre de ses mouvements et qu’il se noie. Le nordique soupira un instant, observant plus à même la petite nation qu’il avait en face de lui. La taille d’un gamin, presque mal en point. Søren ne s’en étonnait même pas à vrai dire. Si Freyr était dans cet état, c’était bonne affaire. On lui avait appris avec les siècles que « plus on gardait une nation sous développée, plus il était facile de le contrôler ». L’Islande était l’exception à la règle puisqu’il avait toujours joui d’un statut privilégié dans le cœur du Danemark.
 
En attendant, pas de traitement de faveur, les Îles Féroé se plieraient aux règles de la Couronne. Comme le reste de ses possessions.
 
»Jeg tror ikke ... Jeg tror ikke, det er bedst for mig ...«
Je ne crois pas... Je ne crois pas que ça soit le mieux pour moi...
 
Le regard du Danemark se figea dans le sien quelques instants. Puis il lança, sèchement :
 
»Du er, håndhæve og leve efter mine love. Jeg forlanger ikke, at du tænker om dit eget selv men at underskrive. Sidste af alle, du holde at være en besiddelse af Danmark og hans Konge. Vil jeg gøre mig klar ?«
Tu exécutes, appliques et vis selon mes lois. Je ne te demande pas de réfléchir à savoir si c’est bien pour toi ou pas mais de signer. Aux dernières nouvelles, tu restes possession du Danemark et de son Roi. Est-ce que je me suis bien fait comprendre ?
 
Question rhétorique puisqu’il finit par sortir deux exemplaire de la Constitution, une plume et un encrier. Un bien grand mot pour un ensemble d’un peu moins d’une centaine d’articles tenant miraculeusement sur cinq feuilles fraichement imprimées. Il en donna un à son vassal, gardant l’autre pour lui le temps de finir l’entretien et de se calmer un peu.
 
»Vi vil læse mindst de tredje tre stykker....« lançait-il alors, beaucoup moins agressif qu’à l’arrivée de l’autre blond.  »Jeg tror ikke, det er et problem for dig, hvis det er i dansk. Er jeg forkert ?«
On va lire aux moins les trois premiers articles. Je ne pense pas que ce soit un problème pour toi que ce soit en langue danoise. J’ai tort ?
 
Seconde question rhétorique puisqu’il n’attendit même pas que Féroé, debout devant le bureau de sa Nation, ne daigne lire rien que le titre du document et commença :
 
»Gentag efter mig : § 1. Regjeringsformen er indskrænket-monarkisk. Kongemagten er arvelig.«
Répète après moi : Article premier. La forme du gouvernement est monarchique. Le pouvoir royal est héréditaire.
 
Il jeta un œil à son sujet, l’observa pendant qu’il répétait le premier article. Puis il reprit sans attendre que tous les mots aient été assimilés :
 
»2. Den lovgivende Magt er hos Kongen og Rigsdagen i Forening. Den udøvende Magt er hos Kongen. Den dømmende Magt er hos Domstolene. § 3. Den evangelisk-lutherske Kirke er den danske Folkekirke og understøttes som saadan af Staten.«
Article 2. Le pouvoir législatif est exercé conjointement par le Roi et la Diète. Le pouvoir exécutif appartient au Roi. Le pouvoir judiciaire appartient aux tribunaux. Article 3. La religion évangélique luthérienne est celle de la nation ; à ce titre, elle est soutenue par l'État.
 
Il posa les feuilles sur son bureau et soupira. Si Freyr n’avait pas réussi à suivre la vitesse à laquelle Søren avait lu ces quelques phrases, il ne donnait pas cher de sa peau. Des dizaines d’années de danois en langue officielle devaient normalement lui être bénéfiques dans cette situation. Sauf s’il y avait eu résistance et ça, Danemark ne pouvait pas avoir les yeux tournés vers l’Allemagne ET vers les pays scandinaves en même temps. Intérieurement, il espérait que Féroé avait pratiqué son danois comme il fallait.
 
»Sid ned.« dit-il en désignant le fauteuil situé juste en face de son bureau. »Jeg har ondt af dig at stå op som det.«
Assieds-toi. Tu me fais pitié à rester debout.
 
Il attendit que son cul soit posé sur cette satanée chaise et continua :
 
»Jeg forlader dig til at læse resten hurtigt.«
Je te laisse prendre connaissance du reste rapidement.
 
Pendant que lui, allait l’observer comme un tueur en série près à fondre sur sa proie au premier faux pas.


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Mouton blanc nordique
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MessageSujet: Re: 1850 : Article premier. La forme du gouvernement est monarchique. Le pouvoir royal est héréditaire | pv : Féroé (Terminé)   Dim 30 Mar - 22:07


Que Gud lui vienne en aide, et  rapidement. Le regard que pouvait lui lancer son suzerain l'effrayait au plus au point, déjà qu'il avait la sensation de manquer d'air ça devenait de pire en pire, mais en même temps il ne s'attendait pas vraiment à une autre réaction. Ou si, peut-être plus violente.

Venant à fixer ses pieds tout en se mordant la lèvre inférieure, il n'avait pas vraiment son mot à dire dans cette histoire, se sentant pire qu'un enfant à qui on va faire la morale après avoir dit une immondice. Si le Danois voulait quelque chose il l'aurait par n'importe quel moyen de toute façon, son avis à lui en revanche n'avait aucun poids dans la balance et il ne pouvait en rien répliquer.

Dans ce silence pesant Féroé hocha la tête, il comprenait mais n'adhérait aucunement, alors qu'il recevait un exemplaire de cette fameuse Constitution. Des simples feuilles pour Søren, une véritable corde au cou pour Freyr, tout dépendait de comment on se plaçait en fait. Là encore il avait l'impression de tenir quelque chose d’atrocement lourd, le parpaing qui le coulerait jusqu'au fond et avec lequel il lui serait impossible de remonter à la surface pour reprendre l'air.

Il frémit en entendant l'évocation du texte en danois, cette langue avait beau être imposée sur son archipel il était quelque peu récalcitrant à l'apprendre correctement, le minimum était acquis mais quant au reste c'était une autre histoire. Il avait remis à plus tard cet apprentissage pour pouvoir se consacrer à l'écriture de sa propre langue, ça lui paraissait tellement plus important que n'importe quoi d'autre à l'heure actuelle, ça allait être très problématique pour lui s'il n'arrivait même pas à lire le texte qu'il avait sous les yeux.

Le Féringien écouta au mieux le plus grand pour reproduire les mêmes sons, même si le ton était largement plus hésitant et qu'il accrochait quelques mots, suppliant pour que tout se passe bien et que ce détail ne soit nullement soulevé. Certains mots lui semblaient troubles, tentant de se raccrocher à une racine d'un autre mot qu'il connaissait déjà, et l'article trois était le plus compréhensible de tous de très loin. Il parlait de religion, le vocabulaire qu'il avait souhaité savoir en priorité sur le reste, n'ayant rien à vraiment contredire sur ce point-là.

L'archipel redirigea son attention sur Danemark tout s’exécutant presque machinalement à l'ordre de s'asseoir tout en formulant des excuses, ne sachant pas vraiment pourquoi il devait se faire pardonner pour ce coup-ci. De toute façon ça devait bien être de sa faute, ça ne pouvait pas être celle du Danois ça jamais, bien qu'à y regarder il n'y ait aucune raison réelle de s'excuser comme il l'avait fait. Peut-être le doute, après tout il valait mieux prévenir que guérir, et dans ce cas présent se rendre coupable de recevoir les foudres de son seigneur.

Au moins il lui laissait le temps de lire convenablement, et au mieux qu'il pouvait le document. Même s'il devait bien avouer que cinq pages ça faisait beaucoup, surtout que vu le caractère impatient de l'autre nordique, il n'aurait pas non plus l'intégralité de la nuit pour pouvoir déchiffrer le tout. Il fallait qu'il fasse le tri, qu'il voit l'essentiel à retenir, mais surtout qu'il tente de trouver des arguments pour retarder cette signature.

Vrai qu'il n'était qu'une simple possession, rien de plus et rien de moins, cependant il maintenait que ce document ne lui convenait pas. Il voulait exister plus, réussir à ressembler à quelque chose de correct, ne plus déprendre autant de la couronne et peut-être qu'un jour, pourquoi pas, acquérir une liberté accrue ou même l'indépendance. Un doux rêve qui se retrouvait bien entaché par cette Constitution, il allait se retrouver encore plus sous le joug danois.

« Konge ». Le mot qui revenait le plus souvent, au moins il savait la signification pour l'avoir vu plusieurs fois dans l'administration. Malheureusement ce n'est pas vraiment ce qui allait faire son affaire, il y avait des lacunes et ne pouvait pas se permettre de signer tout et n'importe quoi à l'aveugle quand même.

Freyr releva les yeux vers Søren, tentant piteusement de lui faire un sourire qui se voulait le plus aimable du monde, pourtant il sentait bien que ses mains tremblaient quelque peu sur les documents qu'il tenait.

« Der er nogle punkter, som jeg gerne vil se mere ... længe ... Endelig, hvis dette er muligt selvfølgelig ... »
[[ Il y a des points que je voudrais voir... Plus longuement... Enfin si c'est possible bien sûr... ]]

Bien sûr qu'il ne le laisserait pas s'attarder dessus, il savait à quel point le Danois était impatient et que lorsqu'il voulait quelque chose c'était sur-le-champ. L'autre voulait sa signature, il n'allait nullement s'occuper de ses états d'âme ou autres questionnements c'était certain. Pour sa part il n'avait pas à insister plus, ce n'était pas comme si son avis comptait dans l'histoire.

Décidément il ne pouvait pas juste signer docilement, pas non plus que le Féringien allait avoir un sursaut de révolte ou une chose s'y apparentant loin de là, juste qu'il allait tant bien que mal de parlementer avant du mieux qu'il pourrait.

Doucement il se releva, essayant de calmer sa respiration, fixant le bleu azur des yeux de l'ancien viking. Tant pis s'il tremblait à ce moment, il devait donner un semblant de conviction à ce qu'il allait dire, sentant sa gorge se serrer.

« Jeg ... Jeg er stadig ikke sikker på det er en god ting ... »
[[ Je... Je ne suis toujours pas sûr que ce soit  une bonne chose... ]]

Il avait osé le dire, et déjà il regrettait presque d'avoir eu le courage de le dire, tout ce qu'il voulait c'était un minimum de reconnaissance.

[[HRP : Je te pardonne~ :'D Encore une fois je suis vraiment désolée si la traduction n'est pas bonne, Google Trad']]
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THE KING IN THE NORTH
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MessageSujet: Re: 1850 : Article premier. La forme du gouvernement est monarchique. Le pouvoir royal est héréditaire | pv : Féroé (Terminé)   Mar 27 Mai - 10:40

Il étudiait avec attention les moindres faits et gestes de son vassal, pas avec la concentration d'un intellectuel non plus, mais avec attention. Il repérait tous les petits changement sur les Féroé : un tressautement, un malaise, une hésitation. Il n'avait absolument rien loupé du spectacle et ce spectacle... ne l'enchantait pas du tout.

Plusieurs siècles de guerres et défaites n'avaient pas arrangé la patience du Danemark au point qu'il ne supportait plus aucune contradiction de la part de ses possessions. La Norvège lui avait déjà fait le coup en lui soutenant que Napoléon allait tomber et ce bien avant Leipzig. Et Søren ne l'avait pas écouté. Alors quoi, il n'avait pas appris la leçon ? Pas vraiment puisque depuis toujours il avait fonctionné de la sorte et depuis toujours cela avait marché. Un Traité de plus ou de moins le privant de ses terres ne l'avait jamais remis en question.

Seuls les idiots ne changent pas d'avis hein.

Il se ferait traiter d'idiot, qu'importe, du moment que tout le monde était bien à sa place. Même si cela devait passer par une Constitution forcée.

»Der er nogle punkter, som jeg gerne vil se mere ... længe ... Endelig, hvis dette er muligt selvfølgelig ...«
Il y a des points que je voudrais voir... Plus longuement... Enfin si c'est possible bien sûr...

»Nej.«
Non.

Réponse brève mais terriblement directe lancée à pleine vitesse et de la manière la plus sèche qui soit. Le danois n'avait pas que Féroé à voir, il n'avait pas plus de temps à lui accorder et d'autres chats à fouetter. Pas besoin de lui donner de raison, le Roi avait parlé, il n'allait admettre aucune discussion aussi futile soit-elle. Féroé n'allait pas comprendre les raisons et c'était tout aussi bien. Le Danemark n'avait pas de temps à lui accorder pour parler politique.

Surtout pas avec le regard féringien qu'il prenait comme un défis.

»Jeg ... Jeg er stadig ikke sikker på det er en god ting ...«
Je... Je ne suis toujours pas sûr que ce soit une bonne chose...

- BAM -

Le poing danois s'était abattu sur le bureau d'un coup sec et puissant, renversant ses affaires jusqu'à l'encre qui se déversait maintenant sur son exemplaire de la Constitution.

»For Fanden ! Du ikke har nogen ord at sige ! Du adlyder, det er alt ! Jeg har ikke brug for din mening at vide, hvad der er godt for dig eller ej. Nu skal du underskrive. Det er en ordre !«
Par les Enfers, tu n'as pas ton mot à dire ! Tu obéis, point. Je n'ai pas besoin de ton opinion pour savoir ce qui est bien pour toi ou pas. Maintenant tu signes et c'est un ordre !

Il était à deux doigts de le claquer. A deux doigts.

Sa voix résonnait dans le bureau et même temps tout le bâtiment à en juger par le silence profond qui suivit ses mots.

»Sig mig en gang mere « Jeg er ikke sikker på det er en god ting » og jeg sværger jeg vil gøre dig dø af sult inden udgangen af dette året.« Il le pointa finalement du doigt. »Du og dine medarbejdere !«
Dis-moi encore une fois « Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose » et je te jure que je te ferai mourir de faim avant la fin de cette année. Toi et ton peuple !

En espérant que la menace ne serait pas mise à exécution. Cependant il était prêt le faire. Ce n'était pas bien difficile, les Féroé ne tiendraient pas longtemps sans les subventions du Danemark et surtout, sans les impôts que le peuple danois payait pour leur faire parvenir tout le nécessaire depuis la métropole.

Il reprit la plume qui avait roulé un peu plus loin et en vérifia la pointe. Puis il finit le tour du bureau, se postant directement derrière Freyr, main posée sur une épaule. Il ne fit rien, ne le toucha pas. Le danois restait juste là, derrière lui, tendant la plume sous les yeux de son vassal.

»Jeg vil ikke gentage mig selv for tredje gang.«
Je ne vais pas me répéter une troisième fois.

En un claquement de doigt il pouvait lui couper les vivres et il ne faudrait pas compter sur l'Ecosse, l'Angleterre ou même l'Islande pour lui venir en aide. Il espérait cependant que son serf en était conscient.


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Mouton blanc nordique
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MessageSujet: Re: 1850 : Article premier. La forme du gouvernement est monarchique. Le pouvoir royal est héréditaire | pv : Féroé (Terminé)   Ven 30 Mai - 19:09

Le coup de poing danois retendit dans la salle comme un coup d'enclume de Thor, le dieu guerrier de la foudre allait si bien à Søren en cet instant, et quelque part au fond de lui il remerciait de ne pas être à la place de ce bureau. Cependant ça n'avait pas empêchait Freyr de sursauter au plus au point, fermer fortement les yeux en espérant qu'un autre coup de suivre pas de près le premier qui s'était lourdement abattu, lui coupant de terreur la respiration durant quelques instants qui lui parurent presque une éternité. Difficilement il osa regarder en direction de son suzerain, remarquant l'encre qui avait coulé sur les feuilles, il pouvait y voir clairement la rage dans ses yeux. Il n'avait même plus l'impression qu'ils étaient d'un bleu limpide mais plutôt d'un bleu foncé, voire même noir, comme pouvait l'être l'océan quand il vient à se déchaîner.

Tout ce qu'il pouvait faire c'était profil bas, il venait d'énerver Danemark mais il n'avait aucune envie de goûter à sa colère, tendit qu'il sentait clairement ses mains trembler sur la constitution qui allait l'engloutir tout en entier. Cependant Féroé devait bien avouer que les mots que l'autre Nordique usait été douloureux à entendre, sans doute bien plus que le coup qui avait retendis quelques secondes plus tôt, peut-être qu'en fin de compte une claque aurait été préférable oui. Il n'était bon qu'à signer docilement et à la fermer sagement, et pour le remettre à sa juste place le Danois était ô combien si fort pour ça, il n'était qu'une simple possession et n'avait aucun droit de quémander quoi que ce soit. C'est ce qu'un roi attend de ses sujets après tout, qu'ils obéissent aux ordres, sans aucune forme de contestation. De toute façon que pouvait-il répliquer à tout ça ? Il n'avait pas le courage, et encore moins la force, pour se soulever contre lui ou même affirmer qu'il était farouchement contre ce document.

Oh non il ne se risquerait pas une nouvelle fois à lui dire, il était bien trop terrifié par la menace profanée et ceci bien plus que par l'idée de se prendre une bonne gifle pour un tel affront. Il avait été d'un égoïsme sans nom pour le coup, il avait fait temporairement le brave au risque de voir son peuple condamné, et il regrettait déjà tout ça avec une forte amertume. Que lui, Féroé, disparaisse était une chose mais que ses habitants en pâtissent par sa faute était juste inimaginable. Il les aimait trop sincèrement pour les condamner de la sorte, ils lui avaient tant donner comme sa langue, tout ce qu'il souhaitait ce n'était que leur bonheur. Et malheureusement tant qu'il serait sous le joug de son tyran il n'était pas libre de pensée ou de mouvement, un seul mot de Søren et son archipel allait mourir à petit feu tant son emprise dessus était écrasante, mais si c'était dans l'optique de sauver ses Féringiens alors il était prêt à n'importe quel sacrifice, même celui d'être anéanti.

Freyr regardait faire le Danois venir vers lui. S'il avait été plus robuste que ça il aurait pu lui tenir tête, s'il savait comment se débrouiller économiquement tout seul il n'aurait eu que faire qu'on vienne lui couper les vivres, et s'il était resté Norvégien peut-être que tout ceci ne se serait nullement passé. Des si oui, et beaucoup de regrets en prime, de simples suppositions douloureuses qui auraient pu faire toute la différence dans ce moment si critique. Il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même après tout, bien plus d'efforts lui auraient évité ces problèmes, tout au fond il avait la culpabilité de savoir que le vrai coupable n'était pas son suzerain. Non bien sûr ce dernier avait compris les rouages pour devenir une grande nation forte et respectée, il ne faisait qu'appliquer des règles de survie qui pour sa part lui échappait complètement.

La voix de Danemark paraissait presque lointaine, comme s'il l'entendait sans arriver à comprendre de quoi il pouvait bien parler, c'était si confus dans sa tête. Féroé n'avait aucunement envie de signer ce document, quelque part au fond de lui une petite voix lui chuchotait que tout ceci était mal, mais entre ce qu'il voulait et ce qu'il devait faire c'était un bien large fossé. Il n'avait pas le choix, c'était lui en tant qu'entité ou ses habitants et il était hors de question de les punir à sa place, c'était son devoir et il n'avait plus qu'à signer sans aucune protestation.

« Jeg kender... »
[[Je sais...]]

Sa gorge le brûlait, il n'arrivait presque pas à dire correctement deux simples petits mots, alors qu'il venait prendre la main tremblante la plume pour signer le document. Conscient qu'il se tirait lui-même une balle dans le pied, et n'avait plus qu'à prier pour que la plaie ne s'infecte pas par la suite.
Posant son formulaire de la constitution sur le bureau, l'autre étant entaché par l'excès de colère danois, il tourna les cinq longues pages pour trouver l'endroit où il devait assigner sa signature. Une tâche simpliste vite perturbée par sa vue qui se troublait, tentant de fermer les yeux pour que tout revienne à la normal mais il n'y avait rien à faire, il le savait il était sur le point de craquer en larmes. Il les retenait avec difficulté, se mordant la lèvre pour essayer de se calmer, il n'avait pas envie de connaître la réaction de l'ancien viking s'il laissait son émotion prendre le dessus.

D'un revers de manche rapide il essuya celle qui était sur le point de tomber, finissant par trouver la ligne qu'il gratifia d'une signature maladroite Føroyar et non pas Færøerne. Que Søren le laisse au moins signer une dernière fois de son nom féringien s'il venait par la suite à ne plus exister, ce n'était en aucun cas un affront ou une fantaisie de sa part juste une habitude, bien que le document sonnât à ses yeux comme un ultime testament. Une fois terminé il reposa toujours dans son état pitoyable la plume sur le bureau en compagnie de la constitution signée, il s'était écrasé et Danemark avait encore eu ce qu'il voulait. Il se retourna en direction de son suzerain qu'il ne voyait même pas distinctement, ravalant au possible les larmes pour qu'elles ne coulent pas.

« Jeg vil have dig til at vide, at jeg ikke har gjort for dig ... Men for dem.. Nu, hvis det er alt, jeg tager min orlov... »
[[ Je veux que tu saches que je ne l'ai pas fait pour toi... Mais pour eux... Maintenant si c'est tout je vais prendre congé...]]

Hors de question de lui donner le loisir de le voir pleurer, c'était le moment de continuer à essayer d'être fort pour son peuple, prêt à sortir de ce bureau comparable aux enfers.


[[HRP : Google Trad' est toujours mon ami :')]]
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MessageSujet: Re: 1850 : Article premier. La forme du gouvernement est monarchique. Le pouvoir royal est héréditaire | pv : Féroé (Terminé)   Lun 2 Juin - 14:02

Sa menace avait presque immédiatement fait mouche. Loin de s'attendrir de l'état déplorable dans lequel il avait mis sa propre possession, il n'avait pas encore crié victoire. Cette jolie Dame Victoire qui l'avait misérablement lâché pendant des siècles montrait enfin le bout de son nez : sur le pauvre Féroé certes, mais c'était toujours ça de pris. "Pauvre" Féroé était d'ailleurs un bien beau pléonasme puisque Danemark, en nation dominante, avait une fois de plus décidé à la place de autres et contre leur gré.

Ces vassaux ne savaient pas ce qui étaient bien pour eux après tout et il était du devoir de Søren de leur offrir sa sagesse et son expérience en tant que Nation, tout en les écrasant au moindre pas de travers ou protestation.

Après tout, Machiavel avait bien écrit un jour que si "le Prince doit se faire aimer, il doit aussi avant tout se faire craindre". Danemark appliquait à la lettre les pensées de ce philosophe italien tout comme il continuait à croire que "les vertus politiques ne peuvent s'aligner sur les vertus privées de l'amitié et de la confiance réciproque." Si Søren décidait tout seul pour le bien des autres, c'était bien parce qu'il ne pouvait leur faire confiance. Pas de le sens où il ne croyait aucune parole de ce qu'ils pouvaient dire, tous autant qu'ils étaient, il ne pouvait décidément pas les laisser agir de leur propre chef. Filer droit, marcher au pas et obéir, tel était le devoir d'un vassal.

Le Danemark n'était pas là pour se faire aimer de ses sujets sinon pour imposer un mode de vie et des lois constitutionnelles nouvelles et modernes qu'il jugeait justes et sans équivoques sur l'ensemble de ses possessions. Il rattrapait son retard sur la France a vitesse grand V et il ne lui restait plus que Slesvig-Holsten sur la liste. Du moins, une fois que Féroé aura signé.

L'ancien viking avait du mal à contenir son impatience jusqu'à ce que la plume se pose sur la dernière des cinq pages de la Constitution. Enfin. Il observa attentivement les lettres se tracer sur la feuille : un F, un ø, un r, un o ...

Ses yeux révulsèrent en direction de Féroé pendant quelques secondes, indigné par la provocation qu'il venait de faire en écrivant son nom dans sa langue. Devait-il lui rappeler que la langue du Royaume était le danois ? Apparemment ce n'était pas la peine. A voir l'état dans lequel était Freyr et à la maladresse des lettres, il était évidant que Danemark avait un fois de plus fait craquer l'une de ses possessions au point que celle-ci en oublie comment aligner trois syllabes en danois. Qu'importe, son nom était là, parfaitement compréhensible même pour un danois et cela allait sans doute suffire à Christian.

Søren ne put cependant pas s'empêcher de prendre la feuille et de vérifier ce que son serf avait bien pu écrire, sans faute ni pâté d'encre tout en retournant derrière son bureau. Nez plongé dans les feuilles, il écouta à peine ce qu'on lui dit et raccompagna son vassal à la porte d'un geste de main nonchalant.

»Og lukke døren når du forlader.«
Et ferme la porte une fois sorti.

Content, satisfait de la tournure qu'avaient pris les choses, il se prit à sourire, d'un sourire goguenard et heureux derrière la feuille qu'il rangea dans une pochette une fois l'encre séchée. Féroé ne l'intéressait plus maintenant. Désormais, Slesvig-Holsten était dans sa ligne de mire et il n'allait pas compter sur la menace de la coupure de vivres pour le faire plier celui-là.


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1850 : Article premier. La forme du gouvernement est monarchique. Le pouvoir royal est héréditaire | pv : Féroé (Terminé)

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