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 1817 : Parce que je suis un État [PV Prusse]

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Einigkeit und Recht und Freiheit
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MessageSujet: 1817 : Parce que je suis un État [PV Prusse]   Mar 24 Juin - 12:35

Parce que je suis un État



18 octobre 1817
Château de Wartburg – Eisenach – Prusse

Le palais roman dressé en haut de sa colline n'avait plus connu pareille procession depuis les affrontements qui avaient eu lieu entre les comtes de Thuringe, mais c'était pourtant une véritable marée humaine qui se dirigeait présentement vers son pont-levis, unique passage permettant d'y accéder et ce depuis sa construction. C'était d'ailleurs sa position et son architecture privilégiée qui lui avait valu le séjour de Martin Luther en 1521, et c'était ce fameux séjour qui lui valait aujourd'hui pareille affluence. Foultitude de jeunes gens – tous ou presque étudiants de la ville d'Iena et désormais rassemblés en une organisation dénommée ''Teutonia'' – qui avançaient plus ou moins joyeusement le long de la route bordée de sapins. Devisant déjà de leurs idées politiques chemin faisant ou alors préférant se réserver pour cette fête à venir que tous avaient tant attendu.

Deux ans. Cela faisait maintenant deux ans que Teutonia avait vu le jour au sein de leur université, et attendre si longtemps pour se faire entendre n'avait pas forcément été simple. L'impatience propre à la jeunesse avait plusieurs fois menacée leur résolution en matière de date, mais ils avaient pourtant tenu bon ! Privilégiant le symbolisme à la vitesse. Aiguisant leurs langues et leurs esprits afin de rendre hommage à leurs prédécesseurs …

Octobre 1517 avait connu les Quatre-Vingt-Quinze Thèses de Martin Luther,
Octobre 1813 avait connu la défaite de Napoléon à Leipzig,
Octobre 1817 serait donc la naissance de l'Unité Allemande !

Le Saint Empire Romain Germanique avait été grand mais n'était plus désormais, aussi fallait-il enfin tourner la page pour pouvoir aller de l'avant. Pour pouvoir s'affranchir des puissances étrangères bordant le pays comme autant d'alliés ou de menaces s'alternant les rôles pour mieux contrôler et affaiblir l'Allemagne. Réduisant le pays à l'état de serf utile mais bâillonné. Malheur s'était d'ailleurs abattu sur Napoléon pour avoir osé essayer, et l'autodafé s'élevant comme un vaste feu de joie dans la cour du château servait autant de devoir de mémoire que de message d'avertissement à l'égard de deux voisins gênants : Prusse et Autriche, pour ne pas les citer. Pas que Ludwig ne les appréciât pas – d'autant plus qu'il avait toujours été proche de son grand frère – mais simplement estimait-il qu'il était plus que temps qu'on lui fichât la paix ! Nationale et libérale, s'il-vous-plaît !

Des revendications que le jeune homme clamait d'ailleurs haut et fort de par ses discours tenus dans la Sängersaal et pour l'occasion, les fresques chrétiennes avaient d'ailleurs été recouvertes d'étoffes noires, rouges et or. Rappelant évidemment le drapeau que Ludwig n'avait pas quitté durant tout son voyage et qu'il avait pris grand soin de garder déployer de toute sa longueur. Claquant au vent comme autant de fierté allemande claquait désormais dans les roulements de discours nationalistes qui avaient envahi un château plein à craquer de sympathisants qui se faisaient toujours plus nombreux au fur et à mesure que la journée avançait. Sans doute Gilbert n'allait-il pas apprécier que l'événement indépendantiste se déroulât chez lui … mais le château de Wartburg était trop important pour être évité !

Si le frangin n'était pas content, alors il n'avait qu'à laisser Ludwig tranquille,
Lui filer son indépendance,
Et lui redonner certaines de ses terres historiques, par-dessus le marché !

Parce qu'après tout, Allemagne était un État, un véritable État.

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MessageSujet: Re: 1817 : Parce que je suis un État [PV Prusse]   Lun 7 Juil - 23:54

L'agitation n'avait évidemment échappé à personne, pas même au Prussien encore retiré dans ses archives à l'heure actuelle. Alors qu'il notait, consciencieux, le rapport de ces derniers jours il s'interrompit au son de la procession qui entrait dans Wartburg. Il repoussa son siège dans un soupir, ponctué d'une flopée de jurons pour se diriger vers l'étroite fenêtre qui éclairait sa table de travail. Là, en contrebas, une ligne de jouvenceaux riaient aux éclats en passant les portes imposantes. Allez savoir, des visiteurs, le château n'en manquait pas... Mais quelque chose, quelque part, déplaisait grandement à Gilbert.

Ha. Evidemment ! La toile tricolore. Celle-là même avec laquelle Ludwig se pavanait lorsqu'il pensait que son grand frère ne le voyait pas. Cette fois, il semblait l'assumer sans honte ni retenue !... Petit idiot. Cher, très cher petit idiot !

Courroucé, il poussa les grandes portes menant au dédale de couloir de son château. Combien étaient-ils ? C'est tout juste s'ils ne trouvaient pas plus de nationalistes que de ses hommes. Il n'eut qu'à suivre le tintamarre des voix de petits jeunes pour les retrouver sans mal, dans le hall où ils étaient rassemblés. Hall méconnaissable, tout couvert des teintures sombres symbole de cette indépendance réclamée. Et partout, les visages juvéniles babillaient, rêvaient à un statut duquel il ne connaissait rien. Et là, au bout de l'allée de grosses têtes d'universitaires se tenait Ludwig.

Ha ! Pauvre petit frère.

Le visage indéchiffrable, la Prusse s'était dans un premier temps appuyé au cadre de la porte pour observer la marée de rêveurs idéalistes sous son nez. Puis, de pestant dans sa barbe, il entra dans le hall défiguré pour l'occasion. Il marcha droit vers son blondinet de frangin de sa démarche digne et militaire. À quelques pas de lui, et parce qu'il n'était absolument pas discret, il héla Ludwig le temps de le rejoindre.

" Verdammt ! Tu peux me dire clairement ce que t'es en train de fiche ici, Ludwig ? Tu t'oublie, kleinen Bruder. Je me rappelle pas t'avoir dit qu'une bande de grosses têtes pouvaient envahir ma maison et faire ce qu'il voulait de la décoration. "

Il tremblait presque devant les épaisses teintures avant de planter son regard rouge dans celui, bleu et honnête, de son petit frère.

" Tu pensais que j'avais pas saisi tes pulsions indépendantistes depuis le temps ? Si tu crois que tu vas me convaincre de cette façon... Allons, t'as l'après-midi pour faire nettoyer ces immondices et me sortir tes petits amis. "

Poings sur les hanches, il avait prit l'air sévère. Des mois qu'il saisissait des rumeurs, des bribes d'informations sur la poussée indépendantistes qui naissaient dans les esprits éduqués du bord de Ludwig, ancrant petit à petit des idées bien précoces dans son jeune crâne. Comme s'il avait déjà l'envergure d'une nation !

Si seulement on lui avait prévenu que la garde d'un enfant passait, à un moment ou à un autre, par ce douloureux passage qu'est la crise d'adolescence...

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Einigkeit und Recht und Freiheit
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MessageSujet: Re: 1817 : Parce que je suis un État [PV Prusse]   Mar 8 Juil - 11:22

Parce que je suis un État



Et la crise d'adolescence, c'était franchement quelque chose !

Juché sur une estrade montée à la va-vite grâce à des caisses en bois placées dans le grand hall, Ludwig était en train d'apostropher ses amis universitaires de discours enjoués lorsque son grand frère fendit la foule dans une discrétion toute relative. Ne tardant pas à le héler tandis qu'il continuait sa traversée de la pièce.

« Scheiße ! »

Le juron avait été étouffé entre ses dents serrées, à peine perceptible par le jeune homme qui était monté avec lui sur l'estrade et qui scandait régulièrement certains mots forts de ses discours afin de renforcer leur importance. Ludwig était d'ailleurs si dépité et surpris par cette arrivé fraternelle et rapide qu'il s'est été retourné vers ce partisan d'Iena, l'interrogeant un moment du regard comme s'il lui demandait quoi faire. Pas qu'il ne se fût pas attendu au fait que Gilbert n'allait pas apprécier cette invasion de son chez lui et qu'il viendrait donc certainement râler, mais plutôt était-ce toujours plus agréable de pouvoir contester à l'abri des oreilles et des engueulades de l'autorité. Quoi que … un adolescent avait forcément un énorme potentiel de contestation – ne serait-ce que parce que c'était toujours plus amusant de contredire tout le monde sur tous les sujets ! – et le blondinet se retourna alors vers son frère avec une mine déterminée. Sombre et rude comme celle d'un allemand en colère.

« Vas te faire voir ! »

Charmante entrée en matière, doux mots adressés à son frère.
Et reprenant enfin toute son assurance de gamin de douze ans, Ludwig fit brusquement claquer son drapeau afin que le voile noir, sang et or pût se déployer à nouveau dans la grande salle dépourvue de courants d'air. Comme un affront tandis qu'il croisa en plus ses bras sur son torse avec l'air le plus résolu et le plus hautain du monde.

« Je veux mon indépendance et je la veux aujourd'hui Gilbert, alors prends donc toutes les dispositions nécessaires en ce sens. Je ne saurais souffrir d'un refus de ta part puisque tu as si bien compris mes ambitions d'après tes dires. »

Le verbiage était beau, la tournure empruntée de lyrisme … Ludwig s'était peut-être – sûrement – fait monter la tête par ces étudiants d'Iena mais au moins avait-il également appris à étoffer son vocabulaire tout en travaillant la tournure de ses phrases ! Une certaine perte de naturel qu'il imaginait largement compensée par une classe sans pareil. C'était beau la jeunesse et sa naïveté …

« Ah et je récupère aussi ce château ainsi que d'autres territoires qui m'appartiennent, je te ferai une liste si tu veux ! »

Ludiwg était trop bon. Non ! Ludiwg était parfait en fait !
Et surtout, Ludwig savait mieux que son frère ce qui était bien pour lui.


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MessageSujet: Re: 1817 : Parce que je suis un État [PV Prusse]   Dim 27 Juil - 12:29

" Vas te faire voir ! "

L'insulte résonna longtemps entre les deux oreilles du Prussien. Il regardait, interdit, le petit blondinet boire ses propres paroles, le regard illuminé d'il-ne-savait-quel couleuvres lui avaient fait avaler les autres grosses têtes qui murmuraient autours d'eux. Il considéra un bon moment l'éventualité de le gifler là, devant ses pairs, puis l'écouta plutôt dans son envolée lyrique.

La revendication de ses terres fut la cerise sur le gâteau noir, rouge et jaune dont on avait, semble-t-il, tartiné son château. Un énorme sourire fendit les lèvres du Prussien avant que ses épaules ne tremblent d'un rire nerveux, bientôt presque hystérique. Le petit oiseau jaune qui nichait, jusque là, dans une des poches de sa veste finit par s'envoler, dérangé par la crise de rire de son maître. Gilbert essuya une larme imaginaire de son œil droit avant de fixer son regard dans celui de Ludwig, toute trace d'hilarité soudainement disparue de son visage blafard.

" C'est ça. Qu'espères-tu ? Que maintenant que tu m'as fait ce joli discours je vais te rédiger une lettre et te céder mes terres ? T'aurais même pas les moyens de les entretenir, encore moins les capacités de les gérer. Tu n'as pas réfléchis plus loin que le bout de ton nez, compte pas sur moi pour plier aux caprices d'un gamin. Maintenant que tu m'as bien fait rire... "

Sans douceur, il avait empoigné le col de Ludwig pour le repousser plus loin, l'envoyant bouler contre l'un de ses petits copains d'étudiants, attentif jusque là à leur échange.

" ... Dis leur de déguerpir, je veux plus de ces couleurs là dans mon château. Tu m'entends ? T'as trois heures. "

Il avait levé le ton et s'était assuré que tout le monde puisse l'entendre. Gilbird, le brave Gilbird, avait décroché l'un des petits drapeaux suspendu partout dans la salle pour le faire tomber... Sur la joli tête blonde d'un Ludwig probablement on ne peux plus courroucé... Au grand amusement de son aîné ! Gilbert s'avança d'un pas tranquille vers Ludwig, les sourcils froncés.

" ...Et ne t'avises plus JAMAIS de m'insulter. "

Non mais c'est vrai, qui lui avait enseigné des attitudes pareilles ? Probablement cette tarte d'Autrichien qui espérait, qu'un jour, cela retomberait sur Gilbert. La sale influence Autrichienne, c'était bien là la seule explication plausible aux insubordinations d'un petit jeunot, non ?

Après tout, qui mieux que Prusse savait ce qu'il y avait de mieux pour son cadet, hm ?

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MessageSujet: Re: 1817 : Parce que je suis un État [PV Prusse]   Mar 29 Juil - 12:52

Parce que je suis un État


Apparemment, ses revendications étaient la chose la plus drôle qu'ait jamais entendu son frère pour se marrer ainsi comme une baleine, et Ludwig fronça aussitôt les sourcils en serrant les dents devant un tel affront. Parce qu'en plus, Gilbert osait se moquer de lui ?! Devant tous ses partisans et malgré toute la détermination dont il avait fait preuve jusqu'à maintenant ?! Dire que le blondinet était vexé était une bien faible affirmation comparée à la colère qui lui brûlait l'estomac, et ni les moqueries ni la brusquerie de son vis-à-vis ne furent suffisantes pour lui faire baisser les yeux. Et encore moins pour le convaincre de vider les lieux !

« Je t'ai dit que … »

Mais il n'eut justement pas le temps d'en dire davantage qu'un petit drapeau vint lui tomber pile sur la tête, ramenant le silence sur la salle pendant quelques instants. Juste le temps que tout le monde pût lever les yeux au ciel afin de se rendre compte que cette nouvelle insulte envers l'allemand était le fait du poussin de compagnie de son grand frère. Saleté de volaille, ce serait certainement très bon une fois rôtie et farcie de chaire à saucisses …  et Gilbert allait suivre le même traitement s'il continuait à se foutre de lui ! Ludwig n'était pourtant ni cannibale ni belliqueux, mais il ne fallait tout de même pas trop lui titiller les Kartoffeln sous peine de le voir réagir au quart de tour comme l'adolescent qu'il était. Sans compter qu'il ne pensait pas avoir été insultant, mais si son frangin voulait avoir l'occasion de s'en rendre compte, il allait se faire un plaisir de lui exposer tout son mauvais caractère germanique juste à titre de comparaison.

« C'est vrai qu'après les dérouillés que tu t'es prises à Iena et Auerstaedt, on peut tout de suite constater que tu sais parfaitement entretenir et gérer tes biens. Et je ne parle même pas de Tilsit … »

Stupeur.
Silence.
Si Ludwig voulait choquer afin d'attirer l'attention sur lui, il venait sans conteste de réussir, ne serait-ce que sur ses partisans. Après tout, ces deux défaites contre Napoléon ainsi que l'armistice qui en avait découlé dataient d'à peine une dizaine d'années, et le traumatisme était encore bien présent dans bon nombre de consciences. Peut-être pas dans celle du blondinet – trop jeune – mais en tout cas dans celles de plusieurs de ses pairs  qui s'étaient figés face à l'insulte.

« Et j'en ai plein le cul de tes conneries avec Autriche ! Tu crois franchement que je ne vois pas vos manigances à tous les deux ?! Tu crois que je n'ai pas compris ce que vous avez tenté de faire pendant le Congrès de Vienne ?! Je suis peut-être jeune, mais je ne suis pas encore con !! »

Et c'était sans doute ça le plus insupportable à ses yeux : le fait que ses deux-là se disputassent continuellement ! Et le fait qu'ils n'hésitassent pas non plus à le traîner dans leurs affaires alors qu'il n'en n'avait strictement rien à foutre et qu'il voulait juste qu'on le reconnût comme un véritable état puis qu'on lui fichât une paix royale !

Ce n'était tout de même pas compliqué à comprendre.


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